Génération Cinq participe activement à la campagne des 16 jours d’activisme pour l’élimination des violences basées sur le genre, en sensibilisant et se mobilisant pleinement contre les différentes formes de violences. Notre association soutient cette initiative mondiale en encourageant des actions concrètes afin de protéger les victimes et de renforcer les lois et services d’accompagnement.
Chaque année, du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes) au 10 décembre (Journée internationale des droits humains), la campagne des 16 jours d’activisme rassemble des millions de personnes à travers le monde qui souhaitent s’engager.
Au Québec, la campagne a été raccourcie sur une durée de 12 jours d’activisme pour se terminer le 6 décembre, date de commémoration du féminicide de l’Ecole Polytechnique de Montréal en 1989.
L’objectif de la campagne est clair : éradiquer toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles. Ces 16 jours sont une opportunité cruciale pour sensibiliser, mobiliser et agir collectivement.
Les violences sexistes, qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, constituent l’une des violations des droits humains les plus répandues. Près d’une femme sur trois dans le monde en sera victime au cours de sa vie (source : ONU Femmes), et les groupes marginalisés – femmes en situation de handicap, LGBTQIA+, autochtones – sont particulièrement affectés par ces violences.
Pour agir efficacement :
Les zones de conflit exacerbent les violences sexuelles, souvent utilisées comme armes de guerre. Par exemple, au Soudan, les femmes et les filles subissent des violences systématiques dans des contextes de précarité et d’impunité.
Pour répondre à ces défis :
Les violences sexistes ne se limitent pas aux zones de guerre.
Dans la vie quotidienne, le harcèlement de rue et les violences conjugales touchent des millions de femmes.
En France, 213 000 femmes ont subi des violences au sein de leur couple en 2022 (source : Observatoire national des violences faites aux femmes), tandis que 8 femmes sur 10 modifient leur comportement ou leurs déplacements pour éviter le harcèlement dans les espaces publics (source : IFOP).
Au Canada, 44 % des femmes âgées de 15 ans et plus déclarent avoir subi une forme de violence psychologique, physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime au moins une fois au cours de leur vie (source : Statistique Canada). Au Québec, 18 810 infractions liées aux violences conjugales ont été signalées en 2021, représentant près de 23 % des crimes contre la personne (source : Institut de la statistique du Québec).
Pour transformer durablement cette réalité :
Les discriminations liées au genre et au handicap se croisent, créant des obstacles supplémentaires. Moins de 50 % des femmes en situation de handicap occupent un emploi (source : INSEE), et elles sont deux fois plus exposées aux violences sexuelles (source : Observatoire national des violences faites aux femmes). Leur invisibilité dans les médias et les politiques publiques renforce leur marginalisation.
Pour une société inclusive :
Malgré des avancées, les violences sexuelles restent largement impunies : 94 % des affaires de viol en France sont classées sans suite (source : Fondation des femmes).
Une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles, soutenue par un collectif de 50 associations féministes, propose des solutions concrètes pour y remédier.
Mesures clés :
Le 6 décembre 1989, 14 femmes ont été assassinées à l’École Polytechnique de Montréal pour avoir osé briser les barrières de genre en étudiant dans le domaine de l’ingénierie.
🕯️🧡 Ne les oublions pas 🧡🕯️
Geneviève Bergeron, âgée de 21 ans, étudiante en génie mécanique.
Hélène Colgan, âgée de 23 ans, étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau, âgée de 23 ans, étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault, âgée de 22 ans, étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward, âgée de 21 ans, étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick, âgée de 29 ans, étudiante en génie métallurgique.
Barbara Klucznik-Widajewicz, âgée de 31 ans, étudiante en sciences infirmières à l’Université de Montréal.
Maryse Laganière, âgée de 25 ans, employée de Polytechnique au service des finances.
Maryse Leclair, âgée de 23 ans, étudiante en génie métallurgique.
Anne-Marie Lemay, âgée de 22 ans, étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier, âgée de 28 ans, étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard, âgée de 21 ans, étudiante en génie métallurgique.
Annie St-Arneault, âgée de 23 ans, étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte, âgée de 20 ans, étudiante en génie métallurgique.
Cet événement tragique symbolise l’anti-féminisme et rappelle que les violences de genre sont systémiques et doivent être éradiquées.
Ce que nous pouvons faire :
La campagne se termine le 10 décembre, Journée internationale des droits humains. Cette date nous rappelle que les droits humains – vecteurs de paix, d’égalité et de justice – doivent être au centre des actions pour un futur plus durable. Le thème de 2024, « Nos droits, notre avenir, maintenant », nous invite à transformer nos engagements en actions concrètes.
Ces 16 jours vont bien au-delà d’une campagne : ils sont un appel mondial à transformer durablement nos sociétés. Agir ensemble, c’est soutenir les victimes, exiger des lois plus fortes, et bâtir un monde où chaque femme et chaque fille vit en sécurité et en liberté.
Ensemble, bâtissons un avenir juste et sans violences – chaque action compte !
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